Après plusieurs mois d'attentisme, les investisseurs immobiliers font leur retour progressif sur le marché locatif. Cette dynamique s'explique par une amélioration sensible des conditions de financement, couplée à une correction des prix dans de nombreuses zones urbaines.
Depuis la rentrée, les ventes de petites surfaces, studios, T1 et T2, repartent en hausse, signe que les investisseurs ciblent les biens offrant un rendement immédiat. Certains marchés, encore en repli, deviennent attractifs avec des rentabilités qui dépassent parfois les 5 à 6 % bruts.
Plusieurs facteurs alimentent cet intérêt :
Des prix ajustés, particulièrement dans les zones où les volumes de vente avaient fortement ralenti
Des loyers qui résistent, voire augmentent dans les secteurs tendus
L'accès facilité à la location meublée, avec une fiscalité avantageuse
Le retour d'offres bancaires compétitives, qui améliorent l'effet de levier
Face à un marché toujours très dynamique en location, les investisseurs misent sur les biens bien placés, valorisables, ou à rénover. C'est également l'occasion pour certains de renforcer leur stratégie patrimoniale en ciblant les zones à forte demande locative : centres-villes, bassins universitaires et zones proches de transports.
Cette reprise reste toutefois sélective : les biens énergivores, ou situés dans des secteurs moins attractifs, doivent être proposés avec une décote ou un plan de travaux structuré pour attirer les acheteurs.
En résumé, le marché locatif retrouve de la visibilité, et les investisseurs reviennent avec plus de rationalité, en privilégiant le rapport qualité-prix, la stabilité du revenu locatif et le potentiel de valorisation.